Mai 2026
Isabelle Daëron
- Design
- Dessin
- Tara Coral
Micro-résidence Villa Kujoyama / Water calling
Designer, artiste, née à Plœmeur (56), vit et travaille à Paris. Isabelle Daëron imagine des objets, des espaces et des installations, à partir d’une réflexion sur le milieu et les flux naturels — eau, vent, lumière —, qu’elle déploie dans le design urbain et paysager. Ses pratiques du dessin et de la narration ouvrent aux imaginaires et à une compréhension sensible des milieux et de ses ressources.
Isabelle Daëron
Elle a notamment travaillé sur la revalorisation du réseau d’eau non potable de Paris (2015-2020) et la mise en récit du littoral de Perros-Guirec à travers la mythologie celte (2021-2023). Cette recherche sur les flux l’a amenée à concevoir des œuvres pérennes dans l’espace public : Topique-vent : Anémochories, des sculptures en pierre incarnant le vent traversant le Village Olympique et Paralympique à Saint-Ouen et Saint-Denis (2024) ou encore Murmurations, deux installations pour le parc Nelson Mandela à Lyon (2026).
Le travail d’Isabelle Daëron a été présenté en France — lors de la Biennale internationale du design à Saint-Étienne ou encore l’exposition « Conversation(s) » au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris — et à l’international — la Triennale de Milan, la Helsinki Design Week, le CCA Kitakyushu au Japon, le Grand Hornu parmi d’autres.
De 2022 à 2025, Isabelle Daëron a mené une recherche sur la nappe phréatique de Kyoto, en collaboration avec Yoshiko Nagai, curatrice. À travers un livre, une carte, des expositions et des conférences, le projet Water Calling a pour objectif de raconter l’évolution des eaux souterraines et leurs usages.
Lauréate de la Villa Kujoyama (2026), de la Triennale Art public (2025), des « Mondes Nouveaux » en 2021, elle a fondé le Studio Idaë, une agence de création pluridisciplinaire structurée autour d’une démarche de recherche et de pédagogie sur les enjeux urbains, environnementaux et sociétaux de la transition écologique.
Son travail est représenté par la galerie Pavec à Paris.
Son projet
« Dans la mythologie japonaise, le dieu de l’eau et de la mer, Ryujin, prend la forme d’un dragon. Il vit au fond de l’océan, dans un palais fait de corail rouge et blanc, le Ryūgū-jō. Prendre part à la traversée entre Tokyo et Onomichi est pour moi l’occasion d’explorer les récits et représentations du sous-marin japonais, dans la continuité d’une recherche menée à la Villa Kujoyama sur les eaux souterraines et la dimension symbolique du sous-sol. À bord, j’aimerais collecter, par la captation audio et le dessin, des témoignages et des projections sur le milieu subaquatique, de manière à constituer une mise en récit contemporaine du Ryūgū-jō.
Une seconde partie de ma recherche portera plus précisément sur l’influence des eaux de ruissellement sur la qualité de l’eau du littoral (couleur, température, salinité, etc.), notamment les différences entre le littoral de Honshu et celui de la mer de Seto. Ce travail pourra se poursuivre sous la forme de regards croisés, depuis la terre et sur la mer, entre des pêcheurs japonais des ports traversés et l’équipe à bord de Tara. À l’issue de cette résidence, j’aimerais réaliser une cartographie et une édition. »
Découvrez quelques-unes de ses réalisations inspirées par la vie à bord de Tara :
A venir