Mai 2026

Isabelle Daëron


“Water calling”, un projet développé à Villa Kujoyama et en micro-résidence sur Tara

Isabelle Daëron

Designer, artiste, née à Plœmeur (56), Isabelle Daëron vit et travaille à Paris. Elle imagine des objets, des espaces et des installations, à partir d’une réflexion sur le milieu et les flux naturels — eau, vent, lumière —, qu’elle déploie dans le design urbain et paysager. Ses pratiques du dessin et de la narration ouvrent aux imaginaires et à une compréhension sensible des milieux et de ses ressources. Elle fonde en 2018 le Studio Idaë, une agence de création pluridisciplinaire structurée autour d’une démarche de recherche et de pédagogie sur les enjeux urbains, environnementaux et sociétaux de la transition écologique. Le travail d’Isabelle Daëron a été présenté en France, lors de la Biennale internationale du design à Saint-Étienne ou encore l’exposition « Conversation(s) » au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, et à l’international, la Triennale de Milan, la Helsinki Design Week, le CCA Kitakyushu au Japon, le Grand Hornu parmi d’autres. Son travail est représenté par la galerie Pavec à Paris.

Isabelle Daëron

De 2022 à 2025, Isabelle Daëron a mené une recherche sur la nappe phréatique de Kyoto, en collaboration avec Yoshiko Nagai, curatrice. À travers un livre, une carte, des expositions et des conférences, le projet Water Calling a pour objectif de raconter l’évolution des eaux souterraines et leurs usages.

Lauréate de la Villa Kujoyama, elle poursuit ce projet lors d’une résidence de 6 mois à Kyoto en 2026. Pour approfondir ses recherches, elle embarquera à bord de la goélette Tara à l’occasion d’une “micro-résidence” en avril 2026.

Exposition Watercalling
Exposition L’appel de l’eau à la galerie Pavec, septembre 2025.©Aurélien Mole

Crédit photos © Kenryou Gu

Son projet

« Dans la mythologie japonaise, le dieu de l’eau et de la mer, Ryujin, prend la forme d’un dragon. Il vit au fond de l’océan, dans un palais fait de corail rouge et blanc, le Ryūgū-jō. Prendre part à la traversée entre Tokyo et Onomichi est pour moi l’occasion d’explorer les récits et représentations du sous-marin japonais, dans la continuité d’une recherche menée à la Villa Kujoyama sur les eaux souterraines et la dimension symbolique du sous-sol. À bord, j’aimerais collecter, par la captation audio et le dessin, des témoignages et des projections sur le milieu subaquatique, de manière à constituer une mise en récit contemporaine du Ryūgū-jō.

Une seconde partie de ma recherche portera plus précisément sur l’influence des eaux de ruissellement sur la qualité de l’eau du littoral (couleur, température, salinité, etc.), notamment les différences entre le littoral de Honshu et celui de la mer de Seto. Ce travail pourra se poursuivre sous la forme de regards croisés, depuis la terre et sur la mer, entre des pêcheurs japonais des ports traversés et l’équipe à bord de Tara. À l’issue de cette résidence, j’aimerais réaliser une cartographie et une édition. » Isabelle Daëron

Exposition Watercalling ©Isabelle Daëron
Exposition Water Calling, conçu en collaboration avec Yoshiko Nagai, Murin-an, Kyoto, janvier 2025. ©Kosuke Arakawa
Tombolo
Tombolo ou l’Autre monde, projet réalisé pour le site du conservatoire du littoral de Ploumanac’h avec Studio Idaë, dans le cadre du programme Mondes Nouveaux / Ministère de la Culture et de la Communication.©Anne-Emmanuelle Thion
Tombolo
Tombolo ou l’Autre monde, projet réalisé pour le site du conservatoire du littoral de Ploumanac’h avec Studio Idaë, dans le cadre du programme Mondes Nouveaux / Ministère de la Culture et de la Communication. ©Anne-Emmanuelle Thion

Découvrez quelques-unes de ses réalisations inspirées par la vie à bord de Tara :

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